Rechercher
  • communication6488

À la Clinique Tous Vents, l’asso « Ma vie mon souffle » sensibilise au don d’organes.

L’association « Ma vie, Mon souffle » multiplie les projets avec un double objectif invariable : sensibiliser au don d’organe et améliorer la vie quotidienne des enfants hospitalisés.


«Ma vie, Mon souffle », c’est avant tout l’histoire d’un homme. Steve Malherbe, 44 ans, dont la vie a basculé il y a bientôt 23 ans. Le 22 février 1997, suite à la détection d’un emphysème pulmonaire, il subit une greffe de ses deux poumons. « Je n’ai été que six mois sur liste d’attente, j’ai eu de la chance », indique-t-il aujourd’hui. Alors en phase terminale, ce délai « plutôt court » lui sauve la vie. De sa double greffe, il fera désormais une force. Pas sportif pour un sou jusqu’ici, cet habitant de Saint-Nicolas-de-la-Taille découvre les joies de l’effort physique en extérieur. « J’ai vite remarqué qu’en faisant de l’exercice, mes capacités pulmonaires et physiques augmentaient », exprime-t-il. Il se met à la marche et au vélo à haute dose. En octobre 2016, il planifie l’organisation d’une grande randonnée pour célébrer les 20 ans à venir de son opération. Ainsi naît « Ma vie, Mon souffle », association qui mêlera défis sportifs et manifestations caritatives pour plaider la cause du don d’organe et s’engager auprès des petits malades.

DÉFIS SPORTIFS

Au fil des projets, la boulimie d’efforts du quadragénaire n’a fait que croître. En juin 2017, avec femme et enfants en soutien depuis un camping-car, Steve boucle son premier périple : Saint-Nicolas-de-la-Taille - Saint-Malo, 417 kilomètres parcourus sur vélo à assistance électrique en quatre jours de temps. L’année suivante, c’est cette fois 1 600 kilomètres qui sont avalés, à cinq et en douze jours, pour rallier Tancarville à Nice. « On a fait des haltes dans des casernes de pompier et des hôpitaux, à Chartres. » Au bout du voyage, l’hôpital pour enfants Lenval, à Nice, et des cadeaux donnés aux petits pensionnaires de la structure. « Nous ne faisons pas de dons financiers, seulement des dons matériels auprès d’hôpitaux et pour les enfants. À chaque fois par des contacts qui se nouent au fil des rencontres », cadre le Cauchois.


DONS MATÉRIELS

Suivi médicalement à l’hôpital Marie-Lannelongue du Plessis-Robinson (92), il y a par exemple permis l’aménagement récent d’une salle « parents-enfants ». « En décembre dernier, des chaises, des tables, des jouets ou une TV avec console de jeux ont été offerts pour sortir les enfants de leur quotidien à l’hôpital », détaille le président. Le prestigieux hôpital pédiatrique Robert-Debré à Paris a également eu son lot de dons. Paradoxalement, aucun don n’avait jusqu’ici été effectué dans le département. L’anomalie est réparée depuis ce lundi 13 janvier et un don effectué au service chirurgie de la clinique Tous Vents hébergée par le centre hospitalier intercommunal Caux vallée de Seine de Lillebonne. Comme d’habitude avec Steve, c’est une rencontre qui a débloqué les choses. Amélie habite dans son village et travaille au bloc opératoire. C’est elle qui a mise en relation son voisin et Élodie Denizet, la directrice de la clinique. Une prise de contact matérialisée quelques mois plus tard par le don d’une tablette tactile dernière génération destinée aux quelques 500 enfants qui transitent chaque année dans ce service ambulatoire. « La tablette les aide à patienter et les calme avant l’opération », indique Steve Malherbe, qui s’apprêtait à en donner six autres le lendemain à Lenval, à Nice. « Comment vous aider en retour ? », s’est enquise Élodie Denizet. « Parler de l’association, sensibiliser au don d’organe, dire qu’on recherche des bénévoles », lui a répondu son interlocuteur. Le 5 avril, il organisera sa randonnée annuelle. Un mois plus tard, le 3 mai, il prendra la route à vélo direction Porto (Portugal) pour une nouvelle série de dons promis sur place à un chirurgien, ami de la famille.

Contact : 06 94 33 33 93.


0 vue